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 Le futur est entre vos mains

 

 

Le futur est entre vos mains

mardi, 20 février 2018 19:09

Entreprises: comment construire une culture maker

culture maker au travail culture maker au travail

Créatifs et toujours prêts à apprendre, les makers sont la clé de l'innovation.                                                                                                  

Toujours prêts à apprendre et à résoudre des problèmes, les makers sont la clé de l'innovation.
Vous vous ennuyez dans votre travail? Bonne nouvelle, les gens curieux et passionnés sont de plus en plus recherchés par les entreprises. Vous passez des heures de votre temps libre sur un projet qui vous passionne, vous adorez résoudre des casse têtes, vous construisez des choses pratiques et ingénieuses? Certains recruteurs ont réalisé que vous étiez indispensables dans leur stratégie d'innovation.

Matt Webb, Directeur de la technologie chez Mirum, nous explique pourquoi l'innovation ne se trouve pas la où on la cherche.

Nous savons que le monde et la technologie changent. Rien de nouveau là dedans. On nous dit aussi que nous avons besoin "d'innovateurs" et que nous cherchons des «licornes».
À mon avis, cependant, si vous partez à la chasse de ces créatures insaisissables, vous avez peu de chances de les trouver, mais si vous partez à la recherche d'une autre espèce, les makers, vous débusquerez peut-être des licornes et vous serez dans de meilleures dispositions pour aborder ce changement perpétuel avec confiance.

Typiquement, quand [insérer le nom d'une grande entreprise ici] cherche des créatifs en innovation, ils vont directement frapper à la porte des grands noms de l'industrie. Là, ils découvrent des gens très motivés et créatifs, qui sont aussi bien sûr des êtres humains extraordinaires.
Cependant, nous avons tendance à passer énormément de temps à essayer de les recruter. Ensuite, nous les payons très cher. Enfin, nous les mettons sur un piédestal et nous leur donnons une médaille, comme s'ils avaient trouvé la solution miracle.
En général, ils sont pleins de bonnes idées, mais ils ont du mal à penser en termes pratiques et, dans certains cas, ils n'ont pas encore pris le nouveau virage technologique (WTF?!). Nous les envoyons droit vers un échec spectaculaire, à moins qu'ils aient une équipe complémentaire très solide.
Plutôt que de se concentrer sur le rôle du leader de l'innovation, pourquoi ne pas se concentrer sur la culture de l'innovation?
Pour ce faire, nous devons concentrer nos efforts sur de vraies personnes, celles qui sont déjà dans votre organisation, association, entreprise - même si vous ne les connaissez peut-être pas - et créer un environnement dans lequel elles peuvent s'épanouir.
Je parle des makers. Ce groupe illustre d'individus qui appartiennent à la culture maker et qui partagent spécifiquement plusieurs des caractéristiques de ceux que nous appelons les créatifs.
Voici un guide pratique des profils qu'il faut chercher et comment les encourager, pour pouvoir commencer à créer des choses qui simplifient la vie des gens et que les gens veulent vraiment.

CE QU'IL FAUT CHERCHER

Des gens qui acceptent que l'échec fasse partie du processus d'innovation

Ici c'est une question de perspective. Quelqu'un qui passe un après-midi entier à essayer de faire quelque chose qui ne fonctionne pas et définit ce temps passé comme «une perte de temps complète», ce n'est pas un début très prometteur.
Au contraire, l'échec doit être vu comme quelque chose d'inhérent au processus d'apprentissage. C'est une leçon pour nous tous, utiliser notre cerveau pour enregistrer des informations - bonnes ou mauvaises - et apprendre à partir de ces informations.

Des gens qui sont prêt à faire dialoguer technologie, créativité et pragmatisme

Au début, j'étais convaincu que ce qui était déterminant pour être un maker-licorne c'était de trouver un équilibre entre la créativité, la technologie et le côté pratique. Après avoir rencontré beaucoup de makers, il est devenu évident, cependant, qu'il s'agit davantage d'accepter l'existence de chacun de ces domaines et d'avoir la volonté de les faire coopérer.
Nous avons tous vu des objets ou des systèmes conçus par des ingénieurs qui sont en réalité impossibles à fabriquer, et nous connaissons tous une personne super intelligente qui n'est pas capable de changer une ampoule.
Il doit y avoir un équilibre, un dialogue. Si vous êtes qualifié dans un domaine, vous devez voir la valeur qu'il y a à apprendre dans un autre domaine. Vous n'avez pas à être un puits de science, il suffit d'apprendre, de partager et de demander de l'aide quand on en a besoin!

Des gens qui ont la capacité de sortir de leur zone de confort

Ce n'est pas une mission impossible mais en même temps ce n'est pas une mission facile. Les personnes que vous recherchez aiment être impliquées dans une tâche difficile et ne pas s'arrêter lorsque les choses deviennent compliquées.
Ca resssemble à la capacité à accepter l'échec, sauf que c'est plutôt comme accepter le défi de gravir une montagne et le relever avec plaisir, ils comprennent que pour atteindre le sommet de la montagne symbolique, ils auront besoin d'accumuler des connaissances et de l'expérience.
Grâce à ça ils peuvent consacrer du temps pour apprendre et pour échouer. C'est un peu comme faire de la poterie pour la première fois sans avoir les mains d'un maître pour vous guider. Vous faites un tas informe, et vous êtes frustré, mais vous persévérez. Vous appréciez l'inconfort initial, car cela fait partie de la joie d'apprendre.

Des gens qui restent curieux

Les personnes que vous recherchez sont ceux qui disent «et si..., est ce qu'on peut améliorer..., je me demande comment on pourrait...» C'est facile de choisir une tâche et des fois c'est facile d'y arriver, mais la plupart des makers ne voient pas vraiment les tâches comme quelque chose qui se termine. Ils réfléchissent toujours à comment améliorer et à quoi d'autre ça pourrait servir.

COMMENT DEVELOPPER LA CULTURE MAKER

Y prêter attention

La première étape pour encourager cet état d'esprit c'est de démontrer que non seulement vous le comprenez, mais que vous vous en souciez. La croyance et la conviction dans ce que vous faites sont essentielles pour motiver les autres dans la poursuite d'un objectif, parce que ça rend les choses réelles.

Encourager la culture maker

Une fois que vous avez identifié ces compétences, vous devez persuader ces personnes qui ont ces talents alors qu'ellesl sortent de nulle part, ce qui peut être plus difficile que vous ne le pensez. Une grande partie des makers que j'ai eu le plaisir de rencontrer tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de mon lieu de travail parlent tous d'une époque où ils étaient un peu gênés de partager leurs créations et où ils s'attendaient à être pris pour des gens bizarres.
Il faut beaucoup de confiance en soi pour montrer aux gens quelque chose que vous avez fabriqué et sur lequel vous avez passé des heures de votre précieux temps. Je suis un exemple typique: même si je suis un ingénieur plutôt fier de mes compétences, que j'ai été élevé par des artistes et que j'ai toujours créé des choses, finalement je ne les ai jamais vraiment partagées.
En fait, c'est seulement depuis que j'ai des enfants que je peux justifier pourquoi un technicien passe du temps sur des projets créatifs, des projets non techniques ou de soudage. (Bon, OK, peut-être pas la soudure.) J'ai finalement pris position en tant que MAKER, et le résultat c'est que je suis impliqué dans plein de projets d'innovation. C'est un peu comme si j'avais un coming-out.
Presque tout de suite après avoir partagé certaines des choses que j'avais créées, les gens se sont montrés intéressés et ils m'ont proposé leur aide, et j'ai rencontré davantage de gens comme moi.

Les faire briller

Une fois que vous avez identifié des gens qui se définissent comme des makers, vous devez leur donner la chance de briller. Cela peut prendre la forme d'un travail en interne, d'un travail avec les clients ou des idées de lancement. Mais il y a une condition. Ils ont besoin de résoudre de vrais problèmes.

Montrer

Enfin, vous devez montrer que c'est commercialement viable pour les makers et leur permettre de mener leurs projets. Cela ne devrait pas être difficile, car vous avez sous la main un tas de gens prêts à foncer, qui sont multi-tâches, polyvalents, et prêts à faire l'effort supplémentaire final pour aboutir à un résultat. Il est important que certaines tâches laissées de côté soient considérées comme créatrices de valeur ajoutée et qu'elles soient peut-être un peu différentes de ce qui se fait habituellement.
Dans le cas de Mirum , ça concerne tout ce qui sort d'une course à l'innovation. C'est là que vous avez votre "idée WOW", mais que vous avez besoin de réaliser le prototype ou la preuve de concept avant d'arriver à l'étape du produit minimum viable.
Ca nécessite de construire et de créer rapidement, efficacement et sobrement. Les makers sont excellents dans ce domaine et il va sans dire que les projets dans lesquels l'apprentissage a autant de valeur que les revenus qu'il génère sont ceux qu'il faut surveiller de près.

J'espère avoir démontré que nous ne parlons pas seulement de nerds qui jouent avec des robots ou des trucs numériques, mais des gens qui font des choses avec leurs mains. Big up à tous les makers! Aux ingénieurs qu'on a trouvé dans les départements administratifs, aux charpentiers de l'informatique et aux créatifs qui écrivent du code informatique !
Imaginez les compétences que votre organisation a gaspillées parce que les gens sont coincés par une culture du cloisonnement! Commencez par montrer que vous savez ce qu'est la culture Maker et encouragez-la. Trouvez des choses à résoudre, peu importe que ça soit des petits trucs ou qu'elles paraissent ridicules, à condition que ce soient de véritables défis.

Matt Webb est CTO (directeur de la technologie) chez Mirum. Le coeur de son travail concerne l'aspect fonctionnel des objets et l'interaction homme-machine (HCI), mais il a aussi la responsabilité de garantir que la technologie fonctionne pour l'expérience de l'utilisateur, pas contre elle. Avant Mirum, Matt a dirigé l'équipe de Développement global de l'entreprise HeathWallace. Il possède une connaissance et une expérience approfondies dans les domaines de l'accessibilité, des bonnes pratiques et des ateliers informatiques, et il est souvent sollicité pour permettre de faire le lien entre les concepteurs, les chefs d'entreprise, les techniciens et les hommes d'affaires.

retrouvez l'article original de Matt Webb sur  PSFK

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